ENTREVUE AL13 – RÉMI QUIRION, SCIENTIFIQUE EN CHEF DU QUÉBEC

ENTREVUE AL13 – RÉMI QUIRION, SCIENTIFIQUE EN CHEF DU QUÉBEC

« LE QUÉBEC, UN LEADER MONDIAL DANS LE FINANCEMENT DE LA RECHERCHE »

Comment devient-on le scientifique en chef du Québec? À cette question posée à brûle pour point, à la fin d’un entretien cordial et animé de plus d’une heure avec l’équipe éditoriale d’Al13, Rémi Quirion répond dans un grand éclat de rire : « Pour tout vous dire, je n’en ai aucune idée! Ce n’est pas le genre de choses qui se planifient au début d’une carrière… » Rémi Quirion est entré en fonction le 1er septembre 2011.

À ce titre, il préside les conseils d’administration de trois Fonds de recherche québécois (Nature et Technologies, Santé, Société et Culture); il conseille également le ministre en exercice, responsable de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. « La recherche, dit-il, permet de mieux comprendre les phénomènes sociaux, économiques, médicaux et environnementaux qui nous entourent. Elle permet également d’éclairer la prise de décision des gouvernements, des entreprises, des organismes et des citoyens. La recherche donne lieu à d’incroyables avancées médicales, à des technologies toujours plus sophistiquées et plus vertes, au développement de politiques publiques et de pratiques adaptées à nos besoins. »

Avant de prendre possession de son bureau situé au 500, rue Sherbrooke Ouest à Montréal, Rémi Quirion a assumé les responsabilités de vice-doyen aux sciences de la vie et aux initiatives stratégiques de la faculté de médecine de l’Université McGill, ainsi que celles de conseiller principal de cette institution de haut-savoir dans le domaine de la recherche en sciences de la santé.  Il a également fait sa marque comme directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas, de professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill.

Pour les différents Instituts de recherche en santé du Canada, il a agit en tant que directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer. L’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, également l’un des 13 Instituts de recherche en santé du Canada, a profité de son expérience à titre de directeur scientifique. Rémi Quirion a d’ailleurs été le premier à occuper ce poste.

Le 1er juillet 2011, deux mois, jour pour jour, avant que Rémi Quirion ne prenne possession de son bureau, l’Assemblée nationale adoptait la loi 130. Cette législation a eu pour effet immédiat de restructurer les trois Fonds québécois de recherche accordant des subventions. Dans l’esprit du  gouvernement, cette refonte vise principalement à établir une direction forte en matière de soutien et de promotion de la recherche et, ainsi, à mieux positionner le Québec sur la carte mondiale de la science; cette loi veut également favoriser et accroître les synergies et les partenariats entre les différents secteurs de recherche; enfin, elle accorde une visibilité accrue à la recherche publique. « Désormais regroupés sous l’appellation  » Fonds de recherche du Québec « , les trois Fonds conservent cependant leur mission, qui est de promouvoir et de soutenir financièrement la recherche, la mobilisation des connaissances et la formation des chercheurs. Elle vise, enfin, la création de partenariats nécessaires à l’accomplissement de leur mission. »

Les trois Fonds de recherche sous la responsabilité de Rémi Quirion évoluent dans un monde où il est question d’intelligence artificielle, de matériaux composites, de développement durable, de réchauffement climatique… « Le Québec peut compter sur un réseau d’enseignement supérieur de qualité. Nos Fonds de recherche permettent de bonifier les bourses. En ce qui concerne la façon dont nous nous y prenons pour soutenir et motiver nos chercheurs à persister dans leurs travaux, il faut nous comparer à la Corée du Sud et à Israël. Nous sommes très forts dans les secteurs de l’intelligence artificielle, de l’aérospatiale et du jeu vidéo intelligent. Notre industrie de l’aluminium vient d’effectuer des percées significatives dans la protection de l’environnement. »

Qu’en est-il, justement, des relations entre l’industrie de l’aluminium, ses chercheurs et le scientifique en chef du Québec?

À ce sujet, la réponse de Rémi Quirion est franche et directe : « C’est un aspect qu’il faut développer davantage, car ce type de production se présente sous plusieurs aspects. C’est un bel exemple d’activités transversales et complexes, les besoins sont donc plus difficiles à apprivoiser. Ce métal est utilisé dans la fabrication de plusieurs produits qui vont de l’alimentaire, au médical en passant par l’aéronautique et même le spatial! »

La rédaction du magazine Al13


L’entrevue complète est disponible en format PDF ou papier à tarif réduit. Cliquez sur ce lien pour commander votre exemplaire : https://www.al13.cqrda.ca/shop/magazine-al13/volume-24-numero-2-novembre-2018/

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